L’examen de sang par la methode de la cristallisation sensible (selon E. Pfeiffer
L’examen de sang par la méthode de la “cristallisation sensible” selon E. Pfeiffer, se fait avec du sang entier. Celle-ci repose sur le principe connu, selon lequel la cristallisation d’un sel en solution aqueuse est influencée par un additif, tel que le sang par exemple. Le chlorure cuivrique (CuCl2.2H2O) s’est révélé être particulièrement sensible à cette influence. Si on fait cristalliser une solution de chlorure cuivrique à laquelle a été ajouté du sang entier en quantité minime (sous forme d’un hydrolysat de sang capillaire) sur une plaque de verre horizontale, ceci dans des conditions contrôlées, on obtient un agrégat cristallin spécifique du sang ajouté. Le résultat obtenu est reproductible et est appelé image de cristallisation du sang (ICS).
Sur la base des résultats de très nombreux examens de sang, on a trouvé empiriquement des relations entre les phénomènes d’arrangements cristallins de l’ICS et différents processus pathologiques. Les caractères morphologiques particuliers et la configuration d’ensemble de la cristallisation, induits par la présence du sang, indiquent des pathologies, telles que des processus inflammatoires ou des formations tumorales. Parallèlement aux formes cristallines spécifiques de pathologies, la localisation de celles-ci dans le champ de cristallisation est également significative. Elle permet de reconnaître quels organes, le cas échéant quels systèmes organiques sont concernés par la pathologie.
Des résultats expérimentaux portant sur plusieurs dizaines d’années, ont montré que les caractéristiques morphologiques de la cristallisation ne sont pas seulement l’expression de pathologies cliniquement manifestes, mais qu’elles expriment aussi des tendances à des pathologies. La cristallisation du sang permet ainsi au médecin d’avoir des indications sur des processus pathologiques et leurs stades précoces. En cas d’évolution cancéreuse par exemple, ceci est d’une grande importance. Par ailleurs la méthode a fait ses preuves dans le suivi des traitements.
La cristallisation du sang sort du cadre habituel des méthodes de diagnostic médical. Elle n’est pas un test au sens propre du terme. Les patients ne sont pas testés pour le cancer ou autres maladies. Le résultat de l’examen n’est pas prioritairement une indication de troubles physiques au sens de l’anatomie-pathologie, qui dispose pour elle-même d’une bonne imagerie médicale. L’ICS est en première ligne une expression imagée de la disposition pathologique et de la réactivité du patient au niveau fonctionnel.
De même qu’un symptôme de maladie ne prend tout son sens qu’à l’intérieur du contexte dans lequel il se manifeste, de même l’interprétation d’une ICS pourra être d’autant plus approfondie qu’elle sera étudiée en étroite relation avec l’aspect clinique déjà connu du patient (lequel nous est communiqué par le médecin). C’est la démarche d’intégration de ce contexte singulier qui confère aux phénomènes d’arrangements cristallins leur qualité d’image, et au cristallisat sa qualité d’image de cristallisation. Les données relatives au patient sont loin d’être accessoires pour aider à donner aux perturbations trouvées dans la cristallisation, une orientation interprétative correcte. En effet des pathologies différentes peuvent avoir dans l’image de cristallisation des formes d’expression identiques. Nous sommes certes fort conscients du danger qu’il peut y avoir là, de projeter dans l’interprétation les informations communiquées par le médecin. Cependant une étude approfondie de la cristallisation en tant qu’image et la caractérisation du geste de celle-ci supposent que l’on soit «au fait» du patient. C’est la raison pour laquelle nous ne faisons pas habituellement d’examen en aveugle.
Nous voyons prioritairement l’ICS comme un complément aux analyses, dans la mesure où, en tant qu’image, elle est de nature holistique, et qu’elle fait voir les inter-relations fonctionnelles de l’organisme humain et les stades précoces d’évolutions pathologiques. L’ICS peut être utilisée comme aide au diagnostic, mais elle ne donne pas elle-même de diagnostic. Celui-ci n’est établi que sur la base de l’image d’ensemble des résultats des différents examens. Le résultat de cristallisation à lui seul ne peut en aucun cas donner l’indication d’une mesure thérapeutique concrète. C’est pour cette raison que nous ne souhaitons ni ne pouvons donner de recommandations thérapeutiques.
L’examen n’est effectué que sur ordonnance médicale, et nos compte-rendus sont adressés au médecin traitant, à moins que celui-ci n’en décide autrement.
Haijo Knijpenga (Dipl.-Chem.)
Dr.med. Damian Quero
Laboratoire de Cristallisation Sensible
Hügelweg 64 - Postfach
CH-4143 Dornach 1
Fon +41-61-706 43 63
Fax +41-61-706 43 66
kristallisation(at)goetheanum.ch

- Blutkristallisation (© Laboratorium für empfindliche Kristallisation, Dornach)
